Les longues lettres pleines d'humour de Marie-Christine, une fois par an même aux périodes les plus
difficiles, la découverte de son
art, les conversations amicales, le partage de mêmes espoirs politiques, la gaieté dans les chantiers de cette
maison de rencontres
de Lozère où j'avais fait sa connaissance, et où Jean-Michel, vêtu seulement d'une couche, s'asseyait sur le
chien Mozart, une
photo de sa mère en témoigne, ce sont autant de souvenirs heureux. Merveille plus tard de constater son plein
épanouissement
d'artiste au moment de la retraite, et son bonheur avec toi, Christian, et de partager avec vous, en compagnie
de Didier, de belles
heures d'été. Bonheur de tomber par hasard avec Didier, déjà malade, sur une magnifique exposition de
Marie-Christine au palais
des papes, et d'en parler ensuite avec elle au téléphone. Je me disais que son courage dans les moments les
plus durs était
récompensé avec éclat, et que c'était merveilleux de terminer sa vie dans une telle harmonie, et avec la
satisfaction de voir
s'épanouir enfants(mes charmants compagnons de cueillettes de myrtilles dans notre lointain passé), et
petits-enfants. La maladie a
cassé brutalement cette trajectoire. Crève-coeur. Mais qui ne vous enlèvera pas, j'espère, à vous tous que
j'embrasse
affectueusement, la force que pourra vous donner le souvenir de cette belle vie. Sylvie