Aujourd’hui, seuls deux modes de sépultures sont autorisés en France : l’inhumation et la crémation. La question de l’émergence de nouveaux procédés se pose de plus en plus, pour des raisons pratiques, écologiques, mais aussi par manque d’espace dans les cimetières urbains.

Les obsèques, entre tradition et innovation

Aujourd’hui, seuls deux modes de sépultures sont autorisés en France : l’inhumation et la crémation. La question de l’émergence de nouveaux procédés se pose de plus en plus, pour des raisons pratiques, écologiques, mais aussi par manque d’espace dans les cimetières urbains.

Organiser ses obsèques en 2019

Les mentalités évoluent rapidement en matière de funérailles. En 2020, la crémation sera l’issue privilégiée des Français (selon le baromètre Ipsos 2018 pour les services funéraires de la Ville de Paris, 60 % des Français y sont favorables, surtout chez les seniors). La baisse de la pratique religieuse en est la première raison, mais le souci écologique apparait aussi comme un argument important pour bon nombre de Français, qui jugent la crémation plus respectueuse de l’environnement. Chez les plus jeunes, c’est davantage le rapport au corps qui les guident vers ce choix, afin d’éviter une dégradation du corps.

Qu’il s’agisse de la crémation ou de l’inhumation, le choix de procéder à une cérémonie religieuse reste encore majoritaire, même si les cérémonies civiles ont tendance à augmenter significativement ces dernières années.

Les tendances émergentes dans le monde

Entre tradition, digitalisation et souci écologique, la personnalisation des obsèques gagne du terrain. Mais les tendances funéraires évoluent toujours moins vite que pour le reste de la société, l’aspect traditionnel des obsèques représente un repère social que les gens n’ont pas envie de bousculer.

Néanmoins, des évolutions notables en termes de digitalisation surviennent. La question de la fermeture voire l’entretien de ses réseaux sociaux font apparaître des nouveaux métiers comme le « Digital death manager ». L’utilisation de coffres fort numériques permettant de stocker ses données éternellement, et de les partager ou non avec ses proches, rencontre également de plus en plus de succès.

L’impact écologique du décès devient également un sujet récurrent. Des solutions comme les cercueils en carton ou urnes biodégradable, l’humusation (compostage humain, encore interdit en France pour le moment) voient le jour petit à petit.

D’une manière générale pour ceux qui cherchent une alternative aux cérémonies religieuses, l’on assiste davantage à une volonté de révolutionner les pratiques, en apportant du sens à un acte devenu social. La quête de sens, qu’elle soit écologique ou symbolique, devient le principal intérêt.

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