Chaque religion détient ses rites et ses symboles. Voici quelques exemples des usages religieux à respecter durant les obsèques.

Obsèques : Cérémonies, rites et religions

L’organisation d’obsèques selon la religion musulmane

Les obsèques musulmanes doivent respecter les recommandations de l’Islam. La toilette de purification du corps ainsi que la présence d’un imam pour la récitation des prières caractérisent les funérailles musulmanes.

Rites et Usages

Dans un souci de sobriété et selon la coutume, les fleurs ne sont pas conseillées, et l’expression du deuil se pratique essentiellement dans la prière.

Traditionnellement, femmes et enfants ne sont pas admis aux funérailles. Ils doivent attendre le lendemain pour se rendre au cimetière et se recueillir sur la tombe du défunt.

Don d’organes, thanatopraxie (techniques de retardement la décomposition corporelle) et crémation ne sont pas des pratiques tolérées par la religion musulmane.

Lieu d’inhumation

Sur le territoire français, le défunt est enterré dans une zone particulière du cimetière, dédiée au culte musulman, ou bien encore dans un cimetière de culte islamique (Il n’en existe seulement trois en métropole française et deux sur l’Île de la Réunion).

Le rapatriement du corps dans le pays d’origine concerne 80 % des musulmans décédés en France.

Choisir des funérailles catholiques

Religion la plus répandue en France, la cérémonie d’obsèques catholique se déroule en deux parties : la cérémonie à l’Église et la mise en terre au cimetière, à l’image du tombeau du Christ. L’enterrement au cimetière est généralement géré par une agence de pompes funèbres, avec présence du prêtre. Cependant, de moins en moins de prêtres se déplacent au cimetière par manque de temps ou de vocation. Les familles se tournent donc vers des organismes qui propose d’assister la famille en proposant des prestations d’organisation. Depuis quelques années, de plus en plus de familles choisissent la crémation. Cette pratique funéraire qui consiste à réduire en cendre le corps du défunt, a été interdite en France en 789 sur ordre de Charlemagne, réhabilitée en 1887 sur le principe de la liberté des funérailles, et autorisé par l’Église en 1963 seulement.

Aujourd’hui, la crémation représente pourtant 35 % des obsèques en France et tend à augmenter chaque année.

Rites et Usages

Que vous soyez baptisé ou non, vous avez le droit à une cérémonie religieuse. Néanmoins, sans baptême, les obsèques catholiques seront légèrement différentes. Certains rites comme celui de la croix ou l’eau ne pourront être réalisés, et les différentes confessions - orthodoxes ou protestantes – entraineront quelques disparités dans le déroulement des obsèques.

Les cérémonies se tiennent uniquement en semaine, le samedi étant réservé aux mariages et le dimanche aux offices.

Respecter les dernières volontés d’un défunt selon la religion protestante

Dans la tradition protestante, une certaine liberté d’organisation des obsèques est accordée. La cérémonie funéraire ne s’adresse pas au défunt mais bien aux vivants, aux proches et se déroule dans une grande simplicité. Les obsèques ont pour objectif la consolation de l’entourage.

Rites et Usages

Les funérailles sont en principe célébrées dans un temple. La crémation est autorisée depuis 1098 et est devenue une pratique courante pour les protestants. C’est le pasteur qui accompagne la famille au crématorium ou au cimetière pour l’inhumation. Il personnalise au maximum le moment de recueillement en évoquant les étapes phares de la vie du défunt.

Les particularités des obsèques juives

Le judaïsme prône un strict respect du corps. La religion n’est donc pas favorable aux soins de conservation sauf si le défunt a souhaité se faire inhumer en Israël. La crémation est par ailleurs interdite.

Rites et Usages

Les obsèques juives ont lieu directement au cimetière, et non à la synagogue. La synagogue étant considérée comme un lieu de vie. La cérémonie est célébrée par un rabbin.

Lieu d’inhumation

Si les communautés juives possèdent des cimetières, il existe également ce qu’on appelle des « carrées confessionnels » réservés aux personnes de confession juives, dans certains cimetières communaux. De nombreux pratiquants de la religion juive optent pour des funérailles au cadre religieux tandis que certains, moins traditionnels, se tournent vers des cérémonies civiles, laïques et personnalisées.

__Si de nos jours, la pratique religieuse tend à diminuer, la quête de sens et la symbolique associée aux obsèques restent très fortes. Dès lors, vers qui se tourner pour organiser aux mieux les cérémonies religieuses ?

Dans notre perpétuelle course contre le temps, le décès d’un proche nous oblige à marquer l’arrêt pour affronter ces questions essentielles et intimes. Il est désormais possible de prévoir l’organisation des obsèques de son vivant, évitant ainsi de laisser ses proches démunis face aux nombreuses questions que posent cette douloureuse épreuve. __

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