Les obsèques : entre tradition et innovation

Si les mentalités évoluent rapidement, les traditions en matière de funérailles ont encore la vie dure. Le choix de procéder à une cérémonie religieuse reste encore majoritaire, même si les cérémonies civiles ont tendance à augmenter significativement ces dernières années. Le manque de place dans les zones urbaines ainsi que les enjeux écologiques actuels soulèvent de nouveaux problèmes qui bousculent nos habitudes.

obsèques

Les obsèques en France en 2020

Aujourd’hui, seuls deux modes de sépultures sont autorisés en France : l’inhumation et la crémation. Pourtant, la question de l’émergence de nouveaux procédés se pose de plus en plus.

En 2018, la crémation représentait environ 39 % des obsèques. D'ici à 2030, il est prévu qu'elle devienne le choix privilégié des Français ! En effet, 60 % des Français s'y déclare favorables, y compris chez les seniors. La baisse de la pratique religieuse est un début d'explication, mais le souci écologique apparaît aussi comme un argument important pour bon nombre de Français, qui jugent la crémation plus respectueuse de l’environnement. Pour d'autres, c’est davantage le rapport au corps, le souhait d'éviter une dégradation de celui-ci, qui les guident vers ce choix.

Les nouvelles attentes pour 2030

Les tendances funéraires évoluent toujours moins vite que le reste de la société, l’aspect traditionnel des obsèques étant un repère social que les gens n’ont pas envie de bousculer.

D’une manière générale, l'on constate davantage de volonté de moderniser les pratiques, en cherchant des alternatives aux cérémonies religieuses traditionnelles, afin d'apporter un sens plus actuel à cet acte social fort en symbolique. C'est alors cette quête d'un sens nouveau qui devient le principal facteur du choix.

L’impact écologique des obsèques par exemple, devient un critère important pour beaucoup de français. L'apparition de solutions nouvelles, comme les cercueils en carton ou les urnes biodégradable en sont la preuve, tout comme les discussions autour de l’humusation, déjà possible dans certains États américains, mais interdite en France.

Le développement de l'informatique, mais aussi des réseaux sociaux, révolutionne notre approche de la mort et du deuil. Les données pouvant être stockées et accessibles éternellement, les questions concernant la gestion de ces informations sont nombreuses. Doit-on fermer ou entretenir ces réseaux ? Quel impact cela peut-il avoir sur les personnes en deuil ? Et que penser des applications qui proposent de simuler les réactions de nos proches disparus ? Ces nouveaux besoins font émerger des nouveaux métiers comme le « Digital death manager » qui prendra à sa charge la lourde tâche de mettre à jour selon les souhaits du défunt et de sa famille les nombreuses plateformes concernées.

Ces évolutions techniques n'en restent pas moins capables de nous aider. L’utilisation de coffres fort numériques garantit un stockage efficace, sécurisé et facile à partager avec ses proches, pour communiquer ses dernières volontés par exemple. Les cérémonies et espaces de commémoration en ligne permettent de se recueillir, ensemble, peu importe la distance qui nous sépare.

Il ne faut donc pas diaboliser ces nouveaux outils, mais les voir pour ce qu’ils sont : des solutions à manier avec éthique, humanité et compassion, dans le respect de chacun, pour qu’elles restent à notre service.

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